Partager l'article ! L’un de vous me livrera. Est-ce moi Seigneur ?!: Marc 14 verset 17 à 25 Le soir étant venu, il arriva avec les douze. Pendant qu'il ...
Marc 14 verset 17 à 25
Le soir étant venu, il arriva avec les douze. Pendant qu'ils étaient à table et qu'ils mangeaient, Jésus dit: Je vous le dis en vérité, l'un de vous, qui mange avec moi, me livrera. Ils commencèrent à s'attrister, et à lui dire, l'un après l'autre: Est-ce moi ? Il leur répondit: C'est l'un des douze, qui met avec moi la main dans le plat. Le Fils de l'homme s'en va selon ce qui est écrit de lui. Mais malheur à l'homme par qui le Fils de l'homme est livré ! Mieux vaudrait pour cet homme qu'il ne fût pas né. Pendant qu'ils mangeaient, Jésus prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant: Prenez, ceci est mon corps. Il prit ensuite une coupe; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit: Ceci est mon sang, le sang de l'alliance, qui est répandu pour plusieurs. Je vous le dis en vérité, je ne boirai plus jamais du fruit de la vigne, jusqu'au jour où je le boirai nouveau dans le royaume de Dieu
La pâque est la plus solennelle des fêtes qui se célèbre
chez les Juifs en mémoire de leur délivrance de la captivité d'Egypte, & chez les Chrétiens en mémoire de la résurrection du Sauveur.
On distingue la Pâque juive des pâques chrétiennes : la pâque juive s'emploie au singulier, les pâques chrétiennes au pluriel. Elles se fêtent à la même époque, au début du printemps mais pas le même jour. Et elles n'ont pas la même signification.
ü La fête de l'agneau pascal. C'est
une fête pastorale dont l'origine remonte au temps où le peuple hébreu était un peuple de nomades. Le rite du sang a une valeur importante : on prenait le sang de l'agneau pour oindre le
pourtour des portes d'entrée de la tente ou de la cabane. C'était un rite de protection pour détourner les mauvais esprits et protéger ainsi la famille. Le mot pâque désignait ainsi la fête et
aussi l'animal que l'on sacrifiait et que l'on mangeait. Ce sacrifice était encore pratiqué au temps de Jésus mais ne l'est plus depuis la destruction du temple de Jérusalem en 70.
ü La fête du pain sans levain. C'est une fête agricole célébrée par un peuple sédentaire au début de la moisson, ces fêtes ont été associées à l'exode du peuple hébreu à la sortie d’Egypte, la libération du peuple hébreu à l'époque des pharaons qui les a assujettis en esclavage.
Dans la Torah, Dieu annonce le dixième fléau qui allait frapper les Egyptiens : le sang autour des portes était le signe qui allait lui permettre de reconnaître et d'épargner les Hébreux.
Le sang vous servira de signe, sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang. Je passerai par-dessus vous et le fléau destructeur ne vous atteindra pas quand je frapperai le pays d'Égypte. Ce jour-là vous servira de mémorial. (Exode 12, 13)
Tu ne mangeras pas du pain levé ; pendant sept jours, tu mangeras des pains sans levain - du pain de misère, car c'est en hâte que tu es sorti du pays d'Égypte - pour te souvenir tous les jours de ta vie, du jour où tu es sorti du pays d'Égypte. (Deutéronome 16)
La Pâque est donc devenue la célébration de la libération du peuple hébreu. C'est la traversée de la mer Rouge qui sépare le pays de la servitude de la terre promise. C'est le passage de l'esclavage à la liberté. C'est la renaissance du peuple d'Israël, comme le printemps est la renaissance du printemps.
Dans un second temps, Les chrétiens célèbrent leurs Pâques, la mort et la résurrection de Jésus. Cela s'est passé autour de l'an 30. A cette époque, nombreux étaient les juifs qui allaient célébrer Pâques en pèlerinage à Jérusalem. Ils sacrifiaient l'agneau au temple puis le mangeaient en famille. Jésus fait, lui aussi, ce pèlerinage. Il semble avoir été accueilli en triomphe à Jérusalem. Cependant, son état d'esprit critique envers la religion établie lui attire les foudres du clergé. Il est alors jugé par un tribunal et condamné à être livré aux Romains... pour s'en débarrasser. A cette époque, le gouverneur romain s'appelait Ponce Pilate, homme qui avait la réputation de ne pas être un tendre. Il a fait crucifier Jésus, pour répondre aux souhaits de l'opinion publique, qui se range volontiers du côté de la tradition...
A notre époque la semaine où l’on célèbre la pâque devient plus qu’un rituel, on se consacre et on regarde la passion du Christ et bien d’autre encore. Mais l’acte de Christ marque t-il l’attention ? Beaucoup de ceux qui ont demandé de crucifier Jésus étaient avec lui partout où il donnait à manger, il guérissait… Le plus dur est qu’un de ses disciples qui l’a livré aux mains des malfaiteurs. On se demande pourquoi a–t-il agi de la sorte pour se rendre coupable d’un si grand crime ?
En quoi suis-je coupable de la mort d’un innocent et de cet innocent ? Devant le juge sur le banc des accusés même un mot n’est sorti de sa bouche car il plaide au fond de lui pour son sang qui allait se répandre et qui aurait rendu coupable l’humanité toute entière. Nous avons préféré le diable au lieu du salut à cause de nos traditions, notre mentalité et notre façon de faire.
Est-ce que je plais à Dieu dans tout ce que je fais ?
Et en quoi je le crucifie une fois de plus de sa plus grande agonie.
Vivrai-je toujours de manière à commémorer sa mort ?